Recherche 40 sociétés pour préfigurer une monnaie locale inter-entreprise au sein de la MEL

mardi 4 avril 2017 :: perrick :: Entreprenariat :: aucun commentaire :: aucun trackback

Une monnaie locale pour la Métropole Européenne de Lille, avec le collectif « Monnaie Locale Bois Blancs » et d’autres, on y travaille depuis bientôt 2 ans. Avec le printemps, on a décidé de changer de braquet : on cherche désormais une quarantaine d’entreprises qui seraient prêtes à jouer le jeu le jour où cette monnaie émerge.

Carte de la MEL

Pendant que les élus passent par les vecteurs institutionnels (MEDEF, CJD, CCI, Chambre des métiers, etc.), notre objectif est désormais d’aller chercher les entreprises convaincues : celles dont l’équipe de direction a déjà vue le film « Demain », celles qui ont choisi un statut de coopérative, celles qui veulent se lancer dans une certification B-Corp, celles qui font du RSE tous les jours, etc. Bref celles qui ont envie de construire le monde d'après.

L’objectif à terme est de disposer au niveau du territoire métropolitain d’un réseau comme celui du Wir ou du Sardex : des entreprises formant une communauté dans laquelle les relations et la confiance commune sont le vrai capital pour construire l’économie de demain. Envie d’y participer le jour où ça se lance ? La première étape est tout simple : montrer son intérêt et rejoindre le groupe des entreprises pré-figuratrices. N’hésitez pas à en parler autour de vous...

Une semaine de 4 jours, le nouvel objectif chez No Parking

mercredi 22 mars 2017 :: perrick :: Entreprenariat :: aucun commentaire :: aucun trackback

Dans mon premier boulot - chef de projet multimedia dans une petite agence de communication aujourd’hui disparu - j’étais arrivé en pleine négociation des 35h (on est en 2009) : les patrons y réfléchissaient ardemment, il fallait quelqu’un pour représenter les salariés, j’y suis allé. Et puis il y a eu des aménagements pour les petites entreprises et les RTT nous sont passées sous le nez.

Presque quinze ans plus tard, j’explore le côté politique de la chose (initialement via le Collectif Roosevelt) mais la semaine de 4 jours ou les 32h restent encore tabou en France : quand bien même une campagne circule en ce moment - du travail pour tous - je n’attends plus grand chose de ce côté-là, le personnel politique sera le dernier à évoluer.

Restait donc le cas de No Parking : l’équipe y est encore à 37h30 - sans RTT. Alors que c’est l’endroit où je peux avoir le plus d’impact (j’en suis le dirigeant après tout) et où je suis le plus libre (avoir 100% du capital, ça aide). Et ce 21 mars, la petite équipe au grand complet - trois développeurs, une commerciale et une designer - vient de se fixer un objectif ambitieux pour la prochaine année fiscale : les 4 jours par semaine pour le prochain printemps (2018 donc), pour tout le monde, sans baisse de salaire. Et ce sera mieux encore si on pouvait augmenter tout le monde au passage.

Il paraît que le Lean permet ce genre prouesse : résultat dans un peu plus de 52 semaines.

Quelles évolutions pour Euratechnologies ?

vendredi 30 septembre 2016 :: perrick :: Entreprenariat :: aucun commentaire :: aucun trackback

Avec bientôt dix années de bouteille, Euratechnologies entame sa mue : un (ou une) nouveau Directeur Entrepreneuriat et Innovation doit arriver puisque l'annonce commence à dater; après deux années de diète, un nouveau lot immobilier - le Doge - est sur le point d'être livré; et d'autres sont largement sur les rails. Autant dire que l'avenir est rose. Au moins pour les deux années à venir (le temps incompressible qu'il attendre entre la signature et la livraison d'un bâtiment).

Pourtant sans faire l'oiseau de mauvais augure, l'univers financier ambiant promet depuis longtemps d'être fortement perturbé : cela pourrait venir du secteur immobilier en Chine, des banques en Italie, la reprise en trompe-l'oeil aux USA, les conséquences de la politique de taux négatif par les banques centrales ou plus prosaïquement de la chute vertigineuse de Deutsche Bank (avantageusement juste avant un lundi férié outre-Rhin).

Pour des startupers dont la principale métrique de succès reste le montant de la levée de fonds, les surprises pourraient être de taille. Si à Lille 2015 et 2016 avaient été des larges succès avec plusieurs levées qui dépassent le million d'euros, que se passera-t-il une fois que toutes les banques européennes auront fait le dos rond et supprimé 20% de leurs salariés s'engageant dans cette fameuse crise systémique que tout le monde craint ?

Dans son programme d'incubation, l'équipe d'Euratechnologies a commencé par un balisage plus précis de son accompagnement avec les formules Scale (et ses levées de fonds accompagnées de dilution) et Grow (et son indépendance plus farouche). Mais si les millions mettent facilement en valeur la première formule, quelle sera la métrique qui pourra avoir le même effet pour une entreprise en développement organique et régulier ? Quelle sera l'accroche qui captera les yeux pétillants des médias ? Et surtout quelle sera le discours qui donnera à des nouveaux l'envie de se lancer autrement ? Après avoir cravaché pendant une décennie pour faire émerger avec succès un modèle non-parisien, il est peut-être temps de réfléchir à la décennie qui vient. Elle pourrait être encore plus rock-en-roll pour l'écosystème local et peut-être encore plus pour ce (ou cette) futur Directeur Entrepreneuriat et Innovation et son équipe.

Qui a encore besoin d'un fond d'investissement ?

mardi 17 mai 2016 :: perrick :: Entreprenariat :: 3 commentaires :: aucun trackback

Toujours avec mon prisme qu'on peut faire de l'innovation sans fonds extérieurs - aka "bootstrapper", je viens de découvrir le parcours étonnant de Anthony Levandowski : étudiant à Stanford, puis vainqueur du DARPA Grand Challenge en 2005, puis salarié Google sur le projet de voiture sans conducteur et désormais à la tête d'une équipe indépendante en quête d'un kit pour rendre les camions autonomes. Cerise sur le gâteau : pas de fonds extérieurs, juste une équipe qui a envie de travailler ensemble et qui a les moyens de s'offrir exactement cela, collectivement.

La révolution numérique est derrière nous

vendredi 13 mai 2016 :: perrick :: Entreprenariat :: un commentaire :: aucun trackback
"We are being increasingly driven by the growth of the large companies," Levy said. "What you did not see on the list is layoffs from Apple or Google or Facebook or LinkedIn ... which are all expanding. This is the era of the large companies."

C'est à travers cette extrait d'un article du Mercury News intitulé Tech layoffs more than double in Bay Area que je vois pointer une tendance forte longuement décrite par Carlota Perez : la révolution numérique est désormais derrière nous.

We're right in the middle, between installation and deployment periods

C'est le même sentiment qui m'interpelle quand je vois le peu de techs ou de devs dans l'incubateur d'Euratechnologies : il y a beaucoup plus de profils "communication / marketing / commercial". Quand bien même celui-ci est beaucoup plus grand qu'avant. On peut même lever des fonds significativement sans avoir un véritable CTO dans l'équipe des fondateurs : What A Nice Place l'a prouvé.

Et que dire du projet de Peggy dans un registre largement plus "bootstrap" : sans site officiel, elle devrait se lancer avec une page Facebook, une adresse email, un PDF envoyé mensuellement et une plateforme tierce pour le paiement. Même pas besoin d'un dev PHP !

De l'importance de se créer un CDI

jeudi 25 février 2016 :: perrick :: Entreprenariat :: aucun commentaire :: aucun trackback

C'est par ce tweet d'Arnaud Bailly que refait surface dans mon esprit ces fameuses Coopératives d'Activités et d'Emploi. Plusieurs amis (développeurs, architecte ou couturière) ont rejoint ce type de structure pour se créer un CDI. Qui en complément d'un statut d'intermittent du spectacle, qui en remplacement d'un statut d'auto-entrepreneur. Tous pour avoir un sésame sans trop de stress administratif.

Plus récemment j'ai vu apparaître ce même mécanisme chez les entrepreneurs, ces futurs petits patrons qui créent des boîtes avec des salariés dedans : au premier échec pour un crédit auto ou avant la première tentative d'un crédit immobilier, on change les statuts de l'entreprise vers la SAS et on s'auto-salarie. Toujours pour obtenir les 3 fiches de paye qui viendront remplacer les 3 bilans consécutifs (positifs si possible) si chères au banquier.

A l'heure où plus de 500 000 personnes ont déjà signé la pétition contre le projet de réforme du droit du travail présenté par Myriam El Khomri, cela continue de me faire réfléchir sur le décalage entre les aspirations de nos sociétés et ceux de nos grands patrons / grandes entreprises.

Remarques en passant sur la combinaison capital, savoir-faire et rébellion

vendredi 11 septembre 2015 :: perrick :: Entreprenariat :: aucun commentaire :: aucun trackback

Après un premier jet sur Les mirages de la Silicon Valley, je profite d'un nouvel essai de Nicolas Colin intitulé Qu’est-ce qu’un écosystème entrepreneurial ? pour tenter d'y voir encore un peu plus clair.

Bien sûr, l'abstraction est séduisante : dénicher une recette pour un écosystème entrepreneurial est un graal pour beaucoup de pays. Ou de "territoires". Et il faut avouer que la combinaison capital, savoir-faire et rébellion est féconde. Elle permet un tas de raccourcis brillants et surtout d'expliquer avec brio les succès de la Silicon Valley, de Londres ou d'Israël.

Premier point intéressant, les investissements publics peuvent avoir leur part dans la constitution du "capital" : le programme Yozma est un exemple réussi de ce que nous appellerions "niche fiscale" en France. Ici ça donne :une souscription au capital d’une Petite ou Moyenne Entreprise et/ou Industrielle permet de réduire de 18 % son IR ou de 50 % son ISF, là-bas c'est : offering attractive tax incentives to foreign venture-capital investments in Israel and promising to double any investment with funds from the government. Sans parler des fonds prodigieux du Département de la Défense qui ont irrigué la Silicon Valley : la puissance publique peut encore espérer jouer des cartes.

Deuxième point saillant : l'importance des villes, de Londres à San Francisco, de Bangalore à Tel Aviv-Jaffa. C'est à mon sens la principale faiblesse de l'argumentation comparative de l'essai. Les Français n'ont pas le monopole de la rébellion politique, il suffit de penser à Charleston ou à Michael Brown; Berlin et sa scène artistico-hacker montre un tout autre visage que les grandes entreprises - qu'elles soient allemandes ou autres; Londres peut se targuer d'avoir créer un désert anglais. Les premiers dragons asiatiques - Séoul, Taiwan, Hong-Kong - ont montré un chemin vers une forme de modernité avec une densification phénoménale de leur territoire et une ouverture totale à la mondialisation (sans passer par la case "industrie lourde à usage intérieur"). Peut-être les vieux centres occidentaux ont-ils tout juste commencé à découvrir la recette ! Dans son livre magistrale - Une grande divergence, Kenneth Pomeranz nous mettait en garde contre ce biais méthodologique - confondre territoire et pays - en étudiant finement la région de Liverpool & Manchester à certaines zones de la Chine impériale et en démontrant que c'est une contrainte énergétique qui permet d'expliquer le grand écart qui arrivera au cours du XIXe siècle. Et puis l'histoire - à partir de la Renaissance en particulier - regorge de poches citadines d'une grande richesse : Venise et le Levant, Gênes et les Amériques, Amsterdam et l'Orient. Après avoir "disparu" dans les changements d'échelle apportés par l'Etat-Nation, chacune des ses villes profite désormais d'une rente touristique pour le plaisir de nos yeux, en attendant peut-être que les ponts abandonnés de Californie nous offrent la même impression.

D'autres internautes ont cités Todd, FrenchTech, ENA dans les commentaires : le débat n'est pas clos et il continuera de rebondir. Peut-être en allant explorer l'Asie - grande absente de l'article et que j'avoue très mal connaître.

Les mirages de la Silicon Valley

lundi 8 juin 2015 :: perrick :: Entreprenariat :: un commentaire :: aucun trackback

Tout le monde (ou presque) s'extasie devant les succès réguliers et répétés de la Silicon Valley des tubes à vide jusqu'au social media, avec cette combinaison souvent imitée d'un état militaire dispendieux, des fonds d'investissement bien garnis, des établissements universitaires réputés mondialement et d'un état d'esprit libertarien.

Visiblement Berlin - autre pôle d'innovation - est devenu un anti-modèle : le Nouvel Observateur va jusqu'à titrer Comment Berlin est devenue la capitale des hackers. Ainsi de nombreux hackers et défenseurs de la protection des données sont passés par Berlin (pour y résider, y travailler ou juste s'y ressourcer). Dernier exemple que je découvre aujourd'hui, le chouette projet Terms of Service; Didn't Read. Bien sûr son leader, Hugo Roy, étudiant français à Sciences Po, passe son temps entre Paris et Berlin !

Dans ce contexte, que penser de Lille et Euratechnologies ? Surtout si on veut aller au delà du cocorico qui met le 165 avenue de Bretagne au premier rang des incubateurs de France et le troisième en Europe.

J'ai été frappé par une remarque de Patrick Artus, directeur de la Recherche et des Etudes de Natixis et professeur à l'Ecole Polytechnique, dans un de ses passages à L'Economie en questions : la France serait pleine d'entreprises non-schumpeteriennes. Des sociétés anciennes, voire archaïques, sans prétention à l'export mais qui grâce à leur bas de laine conséquent et à leur petit marché local ou national tiennent longtemps. Suffisamment longtemps pour ne pas être trop dérangés par des concurrents plus jeunes et plus innovantes, mais qui se casseront la figure à cause d'un manque de financement et d'un trou de trésorerie. Le paradoxe français serait là.

D'un autre côté, Noam Wasserman, économiste à Harvard Business School cette fois, a montré dans son article fameux que les entrepreneurs devaient choisir régulièrement entre king et rich : il appelle cela le Dilemme du Créateur. Si les Américains (et les Chinois d'ailleurs) étaient tout à fait prêts à ouvrir leur capital, à réserver des actions gratuites pour leurs équipes de direction et donc penchaient majoritairement du côté rich, les Français sont exactement à l'opposé : ils n'ouvrent pas son capital facilement (ni aux investisseurs, ni aux salariés) et préfèrent largement être king chez eux (je ne fais pas exception d'ailleurs).

Dans les propos de Raouti Chehi, directeur d'Euratechnologies, cela crée un discours saisissant : il se félicite du montant des fonds levés (plusieurs dizaines de millions) tout en utilisant l'exemple de Giroptic qu'il a soutenu pendant 6 ans avant qu'une campagne Kickstarter (du financement participatif donc) dépassant le million de dollars marque un véritable tournant. Cela fait maintenant 7 ans qu'Euratechnologies existe et le leader "mondial" y est toujours attendu comme le Messie, puisque le modèle reste encore cette fameuse Silicon Valley, avec sa course-poursuite aux investisseurs. J'ai pourtant l'impression que nous avons tout ici pour conjuguer patience, robustesse et excellence. Et découvrir les vertus du boot-straping, de l'indépendance et du temps long. Bref cette forme capitalistique qui permet aussi la résilience.

On pourra alors peut-être explorer les deux succès locaux OVH et Ankama : je n'ai pas toutes les clés, mais il y a au moins un business modèle (très) rentable et des fondateurs toujours aux manettes. Et pas beaucoup de fonds d'investissement. C'est même par la dette que la croissance organique est financée : cela veut dire par des banques ! J'ai l'impression qu'on est loin, très loin du modèle californien... Et le tout à Roubaix, encore et toujours !

Post-scriptum : ces notes sont posées en vrac et mériteraient probablement une étude plus détaillée. Je profite juste d'un tweet d'Arnaud Bailly pour les publier en l'état.

Demo Day #1 à Lille : le soir d'après

mercredi 2 juillet 2014 :: perrick :: Entreprenariat :: aucun commentaire :: aucun trackback

J'ai donc eu l'honneur d'écouter 14 boîtes pitcher à Lille ce jeudi matin.

Quelques remarques en vrac, dans le désordre et bien sûr partiales (je connaissais certains entrepreneurs de près).

Demo Day à Lille, le 2 juillet 2014

vendredi 27 juin 2014 :: perrick :: Entreprenariat :: aucun commentaire :: aucun trackback

Depuis plus de 2 ans, je milite pour un évènement de type demo day à Euratechnologies. Un truc pour investisseurs, entrepreneurs et startupeurs. Un machin qui pourrait ressembler à la grand messe de Y Combinator à San Francisco ou plus modestement à une session du Betagroup à Bruxelles. Un bidule où une communauté peut se retrouver et se créer.

Le format n'est pas compliqué : dans une grande salle, des sociétés pitchent devant un parterre plus ou moins trié, plus ou moins intéressé, plus ou moins sympathique. Et mon voeu a été exaucé : l'équipe d'Euratechnologies a enfin lancé son propre Demo Day.

Quinze boîtes sont au programme de cette première édition : pour certaines (Clic2Drive ou Fitizzy), je connais; pour d'autres (Weenat, Ouistock, Presella, Frizbiz), ce sera une véritable découverte... Il paraît même que les petits fours sont de sorti eux aussi ;-)

Les grandes migrations de l'été

lundi 22 juillet 2013 :: perrick :: Entreprenariat :: aucun commentaire :: aucun trackback

Si le temps n'est plus tout à fait aux mangeurs de cigognes, les grandes migrations estivales sont en cours en ce moment, et pas toujours là où on s'y attendrait le plus.

A commencer par des Google cars (sans l'option Streetview) qui profitent de l'été pour quitter le chaleur de Marseille (les 4 sont immatriculés avec un joli "13") et qui s'installent de temps en temps sur la magnifique esplanade d'Euratechnologies.

Google cars à Lille

Pour faire bonne figure, l'équipe d'Euratechnologies a décidé d'ouvrir des bureaux à Paris : c'est toujours quelques kilomètres de gagner pour les migrations plus ou moins pendulaires des euratechnologiens (et pas que). Il s'agit d'un espace de co-working plutôt bien situé : avis aux amateurs donc...

Mais le fin du fin, c'est de voir l'ensemble des équipes qui bossent au 165 avenue de Bretagne : dire que souvent l'impression d'un "vide" domine. Grâce à l'entrainement annuel à l'évacuation en cas d'incendie, c'est le contraire qui ressort....

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Les entrepreneurs sont la nouvelle classe ouvrière

vendredi 3 mai 2013 :: perrick :: Entreprenariat :: aucun commentaire :: aucun trackback

C'est avec ce titre volontairement provocateur que Venkatesh Rao commence son texte Entrepreneurs are the New Labor sur les nouveaux rapports de force au sein de notre "nouvelle économie". Celle qui est composé de développeurs, d'incubateurs, de porteurs de projet, de banques, de VCs, d'entrepreneurs, etc.

Avec des détours entre la transition industrielle de la fin du XIXème siècle et l'univers de Tolkein (je vous laisse découvrir si vous êtes plutôt un Sam ou un Frodon), j'y ai trouvé une pensée stimulante. L'auteur articule recrutement de développeurs, remplacement des universités par les incubateurs (à ce titre, l'installation de l'Université Catholique de Lille sur la zone d'Euratechnologies est révélatrice), basculement de pouvoir grâce au Business Model Canvas et création d'une nouvelle classe moyenne. Bref, je ne peux que vous conseillez cette lecture.

Il faut oublier les banques III

mardi 5 mars 2013 :: perrick :: Entreprenariat :: un commentaire :: aucun trackback

Dans ma série sur les ravages des banques, voici un exemple criant rapporté par Le Monde : Emma François, la créatrice de Sessùn a sorti ses griffes sans l'appui des banquiers.

On y apprend en particulier que : Elles [les banques] me fermaient toutes la porte au nez et refusaient absolument de m'accorder des crédits. La créatrice optera alors pour un montage non-bancaire avec des microcrédits obtenus de haute lutte grâce à l'appui de la Compagnie française d'assurances pour le commerce extérieur et le Syndicat français des assureurs conseils. Désormais c'est une boîte avec 30 % de fonds propres dans son bilan, 20 % de croissance annuelle de ses ventes, [...] 20 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont 45 % à l'international. Pas mal pour une boîte lancée il y a 17 ans et qui prend son temps...

Ladditionetspourmoi.fr pour booster l'entreprenariat

vendredi 12 octobre 2012 :: perrick :: Entreprenariat :: aucun commentaire :: aucun trackback

En cette période de pigeons, j'ai le plaisir de vous annoncer l'ouverture de Ladditionestpourmoi.fr. C'est suite à des échanges avec d'autres entrepreneurs d'Euratechnologies (à Lille donc) que le projet a emergé autour d'une question : comment favoriser les discussions entre entrepreneurs ? Même entre voisins on ne sait pas toujours précisement ce que fait la boîte d'à côté. Encore moins quand on est dans un incubateur et qu'on tarde à avoir du feed-back sur son projet plus ou moins top secret.

Ladditionestpourmoi.fr est donc un petit coup de pouce pour sortir de son cocon. Le principe est simple : en tant que néo-entrepreneurs ou wanabe-entrepreneurs, je peux inviter d'autres entrepreneurs qui acceptent de m'écouter au restaurant. Je peux même choisir parmi ceux qui sont inscrits puisque leur bio express me permet de faire le tri (qui a fait une levée de fonds, qui est plutôt technique, qui est plutôt B2B, etc.).

Bien sûr les entrepreneurs qui lisent se blog pourraient aussi avoir envie de se faire inviter, et donc d'ajouter leur bio ;-) Attention quand même à l'effet de réseau : pour l'instant, ce sont plutôt des lillois qui sont inscrits ! Même les parisiens pourraient se sentir un peu seul : il faut juste bien commencer.

Il faut oublier les banques II

jeudi 30 août 2012 :: perrick :: Entreprenariat :: aucun commentaire :: aucun trackback

Les banques ont des problèmes structurels : j'ai commencé à proposer une liste de lecture sous cet angle, je continue... Et ça fait toujours aussi mal !