Isolation au compte-gouttes
lundi 11 mai 2026 :: perrick :: Espace urbain :: aucun commentaire :: aucun trackbackEn 2017, l'isolation par l'extérieur rentrait dans l'arsenal de l'Etat pour engager la rénovation thermique des bâtiments. Bien sûr les associations du patrimoine montaient au créneau pour défendre la qualité architecturale des habitations.
Deux ans plus tard, un première maison — un bloc des années 1970 sans charme — se parait d'un isolant extérieur et des deux couches d'enduit réglementaires dans mon quartier.
J'imaginais sereinement que la tâche d'huile ferait son effet. J'ai donc guetté que des voisins embrayent : comme c'était sur la route de l'école des filles, je gardais un regard vigilant. Et c'est en 2023 qu'une deuxième maison troquait sa parure de petits carreaux en céramique pour un meilleur confort thermique et — je l'espère — une baisse de la facture d'électricité.
Les filles ont bien grandis depuis, les chemins de l'école ont changé. L'aîné va seule au collège, la seconde goûte de temps en temps à cette indépendance par anticipation. Les occasions de s'étonner des transformations architecturales de ce coin du quartier se sont taries. Jusqu'aux premiers beaux jours de 2026...
Deux nouvelles maison ont été isolées par l'extérieur : quatre sur dix en 7 ans. Pour un pays qui a déclaré l'urgence climatique et qui s'apprête à subir son deuxième choc énergétique cette année, j'ai l'impression qu'il y a loin de la coupe aux lèvres. Avec une durée de vie de 40 ans pour ce type de matériaux, je me demande même combien de façades seront encore vierges quand la première exigera un renouvellement de ses isolants.
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